La lutte contre l'illettrisme et sa prévention
 

La lutte contre l’illettrisme et sa prévention en région

par GIP Alfa Centre-Val de Loire (JCR).
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Les principaux dispositifs et les actions de prévention et de lutte.

Les principaux dispositifs de lutte contre l’illettrisme et de réapprentissage des compétences de base en région Centre-Val de Loire


Depuis janvier 2015, suite à la loi du 5 mars 2014 qui transfert la compétence de la formation des publics en situation d’illettrisme aux conseils régionaux et à la disparition du dispositif "compétences clés" de la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi), les "visas libres savoirs", du Conseil régional Centre-Val de Loire, sont le seul dispositif "de masse" ouvert aux personnes en situation d’illettrisme en région.

 

Pour prendre en compte les évolutions liées au décret n° 2015-172 du 13 février 2015, proposé par les partenaires sociaux, qui prévoit la mise en oeuvre d’un socle de connaissances et compétences professionnelles dénommé CLéA, la Région apporte dans sa commande 2017/2020, des évolutions dans son offre des visas par leur structuration et leurs contenus afin de créer des articulations étroites et des passerelles, avec ce socle CLéA afin de garantir une offre pertinente et adaptée aux spécificités des besoins des publics fragilisés.
Cette articulation a été travaillée avec le Comité paritaire régional pour l’emploi et la formation (COPAREF).

 

Certaines collectivités locales, comme les conseils départementaux de l’Indre, d’Indre et Loire et du Cher financent des ateliers "savoirs de base", principalement en milieu rural. Dans ce cadre, les personnes en situation d’illettrisme peuvent être prises en charge en relation duelle (un formateur, un apprenant) par des réseaux de bénévoles.

 

Des actions de formation sont également financées par les DDCSPP (Directions départementales de la cohésion sociale et protection des populations), les villes/agglos dans le cadre de la politique de la ville.

 

Les Opca (Organismes Paritaires Collecteurs Agréés) et le CNFPT (Centre National de la Fonction Publique Territoriale) sont actifs en région et ont pu développer leurs dispositifs de formation, notamment grâce au soutien du fonds de sécurisation des parcours professionnels. La loi du 5 mars 2014 donne aux partenaires sociaux une place importante dans la formation aux compétences de base des salariés et des demandeurs d’emploi. Ceux-ci, réunis au sein des COPANEF et COPAREF doivent habiliter des organismes évaluateurs et des organismes de formation pour prendre en charge, dans le cadre du CPF (Compte Personnel de Formation) et en partenariat avec le Conseil régional et Pôle emploi, la formation des salariés et des demandeurs d’emploi au socle de compétences CLéA.


Pour aller plus loin :

 

 

Les actions de prévention et de lutte contre l’illettrisme hors formation "classique"

Les DDCSPP et certaines collectivités territoriales (conseils départementaux, villes, communautés d’agglomérations) sont actives dans le domaine de l’insertion des personnes en difficulté avec les compétences de base notamment au travers du financement des bilans de compétences de base dans le cadre de la politique de la ville et de l’insertion professionnelle des bénéficiaires des minimas sociaux.

 

Depuis 2015, suite au transfert des crédits "compétences clés" de la Direccte, le Conseil régional finance lui aussi des bilans de compétences de base.

 

Les centres de bilans de compétences de base peuvent être utilement mobilisés pour aider les personnes à se situer par rapport à leurs projets, objectifs, expériences et compétences. Ils sont un appui pour les conseillers et médiateurs (SPRO, Pôle Emploi, Missions locales…) pour mieux orienter les publics vers les actions correspondant à leurs besoins et demandes.

 

Ils ont pour objectif de diagnostiquer les acquis et besoins en matière de compétences de base de jeunes et d'adultes suivis par les agences locales de Pôle Emploi, les missions locales, les services sociaux...
Ils sont hébergés au sein des CRIA (Centres de Ressources Illettrisme Analphabétisme). Il en existe un par département.

 

Dans les domaines de la prévention de l’illettrisme et de l’accès à la lecture, les principaux financeurs de dispositifs ouverts aux publics en situation d’illettrisme sont la Drac (Direction régionale des affaires culturelles), la DRJSCS (Direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale) /DDCSPP et le CGET (Commissariat général à l’égalité des territoires) pour l’Etat, les collectivités territoriales (conseils généraux, villes, communautés d’agglomérations) et les Caf (Caisses d’allocations familiales).

 

Ces dernières institutions ou administrations financent également, à petite échelle et en partenariat avec l’Education nationale, les actions éducatives familiales qui ont pour public cible les parents en situation d‘illettrisme.

 

Notons également l’apport significatif de certaines fondations d’entreprise à la lutte contre l’illettrisme et à sa prévention, qui soutiennent des actions diverses sur le territoire régional (fondation Caisse d’épargne Loire-Centre, fondation SNCF, fondation Vinci pour ne citer que les plus actives en région Centre-Val de Loire).


Pour aller plus loin :

 

 

Chiffres

Journée Défense et Citoyenneté 2015

Un jeune français sur 10 en difficulté de lecture.

En savoir plus

Les données pour la région Centre-Val de Loire et ses 6 départements.

En savoir plus

Plan régional pour le développement des compétences de base

en préparation