Covid-19 | Impact économique sur les secteurs d'activité et l'emploi en France et en région
 

Covid19 | Impact économique sur les secteurs d'activité et l'emploi en France et en région

par Orfe (CF). Le 05/08/21 11:49.
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Sommaire
La pandémie de Covid19 s’est traduite en France et en Centre-Val de Loire par un choc brutal et généralisé à l’ensemble des activités économiques.
Mise à jour de juin 2021 : 1 an après la sortie du premier confinement, cet article fait le point sur les pertes d’activité économique et le marché du travail.

Le tableau de bord ci-dessous, réalisé à partir des principales données de la Dares, de l’Insee, de l’Unedic et de Pôle emploi, a donc pour objectif d’éclairer la situation à partir des informations les plus récentes.

 

Ce tableau de bord constitue une déclinaison des travaux menés plus largement sur l’impact de la crise sanitaire sur l’économie, l’emploi et la formation en Centre-Val de Loire dans le cadre du mandat du Comité Régional de l’Emploi, de la Formation et de l’Orientation professionnelles (Crefop).

 

L’impact économique sur les secteurs d’activité en France

La consommation des ménages (Insee, 22 juillet 2021)

 

La consommation des ménages en biens rebondit fortement en mai 2021 (+ 10,4 %).
 


Source : Insee
Lien vers le tableau de bord de la conjoncture de l’Insee du 22/07/2021

 

Suite déconfinement graduel du 2ème trimestre 2021, l’activité aurait rebondi, de l’ordre de – 4 % en mai puis – 2 ½ % en juin par rapport à son niveau d’avant-crise, soit une progression de + 0,7 % au deuxième trimestre 2021 par rapport au trimestre précédent (Insee, 1 juillet 2021).

 

Sous l’hypothèse d’une stabilisation de la situation sanitaire d’ici la fin de l’année, l’activité accélérerait ensuite au troisième trimestre (+ 3,4 %), portée par le dynamisme de la demande intérieure et le vif rebond des branches les plus affectées par les restrictions, en particulier les services (hébergement-restauration, transport, autres activités de services). Elle ralentirait ensuite au quatrième trimestre, à + 0,7 %. En décembre, le PIB serait ainsi quasiment revenu à son niveau d’avant-crise. Au total, sur l’ensemble de 2021, il progresserait de 6 % par rapport à 2020 (après - 8 %).

 

Pertes d’activité mensuelles estimées puis prévues :

 

Source : calculs Insee à partir de sources diverses

Lien vers la note de conjoncture de l’Insee "Activité économique" du 01/07/2021

 

Un deuxième trimestre 2021 plus contrasté que le précédent selon l’activité économique des entreprises (Insee, 1 juillet 2021)

 

Au niveau sectoriel, l’industrie aurait poursuivi peu à peu sa reprise ( - 3 % par rapport à l’avant-crise, après - 3,5 % au 1er trimestre), grâce notamment à l’agro-alimentaire et aux biens d’équipements, qui reviendraient au niveau d’avant-crise. "Des difficultés d’approvisionnement dans l’automobile auraient de nouveau pesé sur la fabrication de matériels de transport (- 25 % par rapport à l’avant-crise au deuxième trimestre 2021), se répercutant sur les équipementiers et la métallurgie, tandis que les fabricants de composants électroniques font face à une forte demande. La construction navale et aéronautique aurait en revanche connu un (léger) mieux, restant toutefois à un niveau dégradé. La construction se serait quant à elle maintenue à un niveau proche du trimestre précédent. Dans les services marchands, les activités les plus concernées par l’allègement des mesures de restriction en mai et juin se seraient nettement redressées, qu’il s’agisse de l’hébergement-restauration, des services de transport ou des autres activités de services".
Dans les services marchands, les activités les plus concernées par l’allègement des mesures de restriction en mai et juin se seraient nettement redressées : l’hébergement-restauration, les services de transport ou des autres activités de services. Dans le commerce, l’activité serait en légère baisse au 2ème trimestre par rapport au 1er trimestre. L’activité des services non marchands serait presque stable. Dans les services de santé, "la baisse des tests s’est trouvée compensée par la poursuite de la vaccination et par le rattrapage de certaines opérations ayant dû être reportées dans le contexte sanitaire des derniers mois".


Estimation puis prévision des pertes d'activité économique en 2021 par branche (écart au quatrième trimestre 2019, en %) :
 

Lien vers la note de conjoncture Insee "Activité économique" du 01/07/2021

 

La consommation des ménages rebondirait de 5,2 % en 2021, après une diminution de 7,2 % en moyenne annuelle en 2020 (Insee, 1 juillet 2021)

 

Consommation des ménages : montants hebdomadaires de transactions par carte bancaire CB et de ventes par la grande distribution, pour divers types de biens et services
Glissement annuel (%) des montants hebdomadaires de transactions par carte bancaire CB :

 

Lien vers la note de conjoncture de l'Insee "Consommation des ménages" du 01/07/2021


Estimation de la consommation des ménages en avril 2021, novembre 2020 et avril 2020
Ecart au 4ème trimestre 2019 :

 

Lien vers la note de conjoncture de l'Insee "Activité économique" du 06/05/2021

 

L’impact économique sur l’emploi en France

Un taux de chômage qui resterait quasiment stable jusqu’à la fin de l’année 2021 (Insee, 1 juillet 2021)


Selon l’Insee, le taux de chômage resterait stable, atteignant 8,2% fin 2021, en raison de deux phénomènes : une reprise de l’emploi d’une part, et un retour de personnes éloignées vers le marché du travail.

 

Taux de chômage au sens du BIT
Moyenne trimestrielle en % de la population active, données CVS :
 

Source : Insee, enquête Emploi
Lien vers la note de conjoncture Insee "Emploi et chômage" du 1/07/2021

 

Evolution de l’emploi intérimaire par secteur d’activité sur un an (Dares, 9 juillet 2021)

  

+ 48,7 % d’emplois intérimaires en un an, de mai 2020 à mai 2021, soit + 247 190 intérimaires.

 

Fin mai 2021, 754 900 personnes occupent un emploi intérimaire (données provisoires, corrigées des variations saisonnières).
L’emploi intérimaire augmente légèrement en mai 2021 (+ 0,4 %, soit + 3 400 intérimaires), comme en avril (+ 0,4 %, soit + 3 300 intérimaires).
Fin mai 2021, le nombre d’intérimaires reste inférieur de 5 % à celui de février 2020, juste avant la crise sanitaire.

 

Evolution de l’emploi intérimaire par secteur en France métropolitaine (hors Mayotte) :

 

Source : Dares, exploitation des déclarations sociales nominatives (DSN) et des fichiers Pôle emploi des déclarations mensuelles des agences d'intérim

Lien vers les données intérimaires de la Dares du9/07/2021

 

Evolution des déclarations d’embauche (Urssaf, juillet 2021)

 

Au deuxième trimestre 2021, le nombre des déclarations d’embauche de plus d’un mois hors intérim progresse plus fortement qu’au premier trimestre 2021 : + 16,9 % après + 4,9 %.

 

L’augmentation concerne à la fois les CDD de plus d’un mois (+ 12,9 % au 2ème trimestre après + 3,6 % au 1er trimestre) et les CDI (+ 21,3 % après + 6,3 %).
La croissance du deuxième trimestre 2021 s’observe dans les entreprises de moins de 20 salariés (TPE) et les structures de plus grande taille. Les déclarations d’embauche (de plus d’un mois) progressent à la fois dans le tertiaire et l’industrie.
Sur un an, les déclarations d’embauche de plus d’un mois sont en nette hausse dans l’ensemble des régions métropolitaines. En région Centre-Val de Loire, la hausse est proche de la moyenne nationale : + 81,7 % et + 82,1 %.

 

Evolution des déclarations d’embauche hors intérim de plus d’un mois (glissement annuel) :
 

Lien vers Conjoncture Stat’ur de juillet 2021

 

Evolution du nombre de salariés en activité partielle (Dares, DGEFP, 3 juin 2021)
 

Estimation des nombres de salariés effectivement en activité partielle, en personnes physiques et en équivalents temps plein (EQTP) :

 

Source : demande d’indemnisations SI APART, enquête Acemo-Covid-19 ; estimation Dares

Lien vers le tableau de bord Dares du 03/06/2021

 

Activité et conditions d’emploi de la main-d’œuvre pendant la crise sanitaire Covid-19

 

Causes de la diminution de l’activité depuis avril 2020, tous secteurs d’activité (en % de salariés) :

 

Source : Dares, enquête Acemo Covid, 2020-2021

Lien vers l’enquête Acemo spéciale Covid Dares de juin 2021

 

Les secteurs concernés par l’activité partielle (Dares – juin 2021)

 

Estimation des nombres de salariés effectivement en activité partielle, par secteur d’activité (en milliers) :

 

Sources : demandes d’indemnisations SI APART, enquête Acemo-Covid-19 ; estimation Dares

Lien vers l’enquête Acemo spéciale Covid Dares de juin 2021

 

Situation sur le marché du travail (Dares, 25 juin 2021)


Evolution du nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A en mai 2021


Entre avril 2021 et mai 2021, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A a diminué de - 3,7 %.

 

Au total, on compte 3 490 100 demandeurs d’emploi de catégorie A en France métropolitaine en mai 2021. Au cours des trois derniers mois, le nombre de demandeurs d’emploi (catégorie A) a diminué de - 1,9 %.


Evolution du nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A par tranches d’âge :

 


Source : STMT – Pôle emploi, Dares
Accès aux données de la Dares publiées le 25/06/2021

 

Evolution du nombre de demandes d’inscription à Pôle emploi par semaine (Dares, 3 juin 2021)

 

 

Champ : demandes d’inscriptions de demandeurs d’emploi, hors inscriptions pour fin de formation, de stage ou fin de contrat de sécurisation professionnelle. France entière. Les données portant sur les trois dernières semaines sont des estimations provisoires.
Source : Pôle emploi

Lien vers le tableau de bord Dares du 03/06/2021

 

Evolution du nombre d’offres d’emploi en ligne (Dares, 3 juin 2021)


Sur un panel d’une douzaine de sites suivis par la Dares, le nombre d’offres d’emploi en ligne s’établit entre le 17 et le 23 mai 2021 à 120 % du niveau précédant le second confinement (semaine du 19 au 25 octobre 2020). En moyenne sur les trois premières semaines de mai et par rapport au mois d’avril 2021, le nombre hebdomadaire d’offres publiées en ligne croît de 7 %, malgré une baisse durant la semaine du 10 au 16 mai probablement liée au pont de l’Ascension.
 

Note : indice base 100 lors de la semaine du 9 au 15 mars 2020. Les données des semaines du 28 septembre au 18 octobre 2020 ont été ajustées pour ne pas répercuter l’évolution forte, temporaire et inexpliquée de l’un des sites.
Source : panel de 12 sites d'offres d'emploi, calcul Dares

Lien vers le tableau de bord Dares du 03/06/2021

 

Impact sur les organismes de services à la personne (Dares, 23 novembre 2020)

 

La Dares a réalisé, en concertation avec la direction générale des entreprises (DGE), une enquête flash auprès des organismes de services à la personne (OSP), afin de recueillir des informations relatives à l’impact du premier confinement sur ces activités.
Il en ressort qu’entre le 15 mars et le 15 mai 2020, 33 % ont suspendu ou cessé leur activité, et 48 % ont diminué leur nombre d’interventions. Les OSP de petites tailles (moins de 10 intervenants) ont été davantage exposés aux arrêts d’activité : 41 %, contre 16 % des structures de plus de 10. La raison la plus fréquemment invoquée en cas de cessation ou de diminution d’activité est le refus par le bénéficiaire de l’intervention à son domicile. Les activités les plus touchées ont été le soutien scolaire, les cours à domicile et l’assistance informatique à domicile.
Les services d’assistance et d’accompagnement sont les services qui ont été les moins souvent interrompus du fait notamment du maintien des soins aux personnes âgées et/ou en situation de handicap. La livraison de repas ou de courses a même progressé.

 

Lien vers les résultats de l'enquête Dares


Impact sur l’emploi (OFCE, 6 mai 2020)


Le choc de confinement affecte 9,1 millions d’emplois.
Parmi eux :

 

  • 2,1 millions sont touchés par les fermetures obligatoires (dont 330 000 non-salariés et 40 000 salariés en contrat court de moins d’un mois)
  • 1,6 million de salariés et 100 000 non-salariés sont en garde d’enfant à la suite de la fermeture des écoles
  • 7,9 millions d’emplois salariés, soit 33 % des emplois salariés, et 400 000 non-salariés (14 %) pourraient être concernés par la mise en place du télétravail (hors commerces fermés)

 

À l’inverse, 18,5 millions d’emplois ne pourraient pas profiter de la pratique du télétravail.


Lien vers l’étude

 

Les chiffres clés pour la région Centre-Val de Loire (Insee)

Evolution de l’emploi salarié en France (hors Mayotte) et en région

 

En région Centre-Val de Loire, l’emploi salarié total progresse de 0,8 % au premier trimestre 2021, contre une hausse de 0,3 % en France.

 

Evolution de l’emploi salarié privé en France (hors Mayotte) :

 

Source : Insee

Lien vers le tableau de bord Conjoncture nationale de l’Insee du 12/05/2021

 

Evolution de l’emploi salarié total et privé en France et en Centre-Val de Loire :

 

Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee
Lien vers le tableau de bord conjoncture régionale de l’Insee du 23/07/2021

 

Evolution de l’emploi salarié par secteur d’activité en région

 

Au premier trimestre 2021, le secteur de l’industrie reste touché par des pertes d’emploi salarié (- 0,2 % par rapport au quatrième trimestre 2020). Dans le tertiaire marchand hors intérim, l’emploi progresse par rapport au trimestre précédent (+ 0,8 %). L’emploi salarié progresse également dans le secteur de la construction (+ 1 %), ainsi que dans le tertiaire non marchand (+ 1,7 %).

 

Évolution de l'emploi salarié par secteur - Centre-Val de Loire :
 

Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee
Lien vers le tableau de bord conjoncture régionale de l’Insee du 23/07/2021

 

Evolution de l’emploi par département


Au premier trimestre 2021, seul le département du Cher enregistre une stabilité de l’emploi salarié total par rapport au quatrième trimestre 2020, alors que l’emploi progresse dans les autres départements du Centre-Val de Loire : le Loiret (+ 1,4 %), l’Eure-et-Loir (+ 1,2 %), le Loir-et-Cher (+ 0,6 %), l’Indre (+ 0,5 %) et l’Indre-et-Loire (+ 0,5 %).

 

Evolution de l’emploi salarié total par département (en fin de trimestre) :

 

Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee
Lien vers le tableau de bord conjoncture régionale de l’Insee du 23/07/2021

 

Evolution de l’emploi intérimaire

 

Au premier trimestre 2021, l’emploi intérimaire diminue en région (- 1,2 %) alors qu’il augmente au niveau national (+ 0,3 %). C’est dans le Loir-et-Cher (- 3,1 %) et le Loiret (- 2,5 %) que la baisse est la plus marquée. La diminution est plus modérée dans le Cher (- 1,4 %), l’Indre (- 1,2 %) et l’Eure-et-Loir (- 0,6 %). Seul le département de l’Indre-et-Loire connaît une progression de l’emploi intérimaire au 1er trimestre 2021 (+ 2,7 %).

 

Evolution de l’emploi intérimaire en région et en France :


Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee
Lien vers le tableau de bord conjoncture régionale de l’Insee du 23/07/2021

 

Evolution du nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A en mai 2021

 

- 3,5 % sur un mois, soit 4 290 demandeurs d’emploi de moins par rapport à avril 2021.
120 550 demandeurs d’emploi de catégorie A en région en mai 2021.

 

Au cours des trois derniers mois, le nombre de demandeurs d’emploi a diminué en région (- 1,2 %) comme en France métropolitaine (- 1,9 %).

 

Evolution du nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A par tranches d’âge :

 

Source : STMT – Pôle emploi, Dares
Accès aux données de la Dares publiées le 25/06/2021

 

Evolution des offres d’emploi collectées par Pôle emploi (Dares, 25 juin 2021)
 

Source : STMT, Pôle emploi-Dares

Accès aux données de la Dares du 25/06/2021

 

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