Covid-19 | Impact économique sur les secteurs d'activité et l'emploi en France et en région
 

Covid19 | Impact économique sur les secteurs d'activité et l'emploi en France et en région

par Orfe (CF). Le 16/02/21 16:01.
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Sommaire
La pandémie de Covid19 s’est traduite en France et en Centre-Val de Loire par un choc brutal et généralisé à l’ensemble des activités économiques.
Mise à jour de janvier 2021 : 9 mois après la sortie du premier confinement, et après la fin du deuxième confinement, cet article fait le point sur les pertes d’activité économique et le marché du travail.

Le tableau de bord ci-dessous, réalisé à partir des principales données de la Dares, de l’Insee, de l’Unedic et de Pôle emploi, a donc pour objectif d’éclairer la situation à partir des informations les plus récentes.

 

Ce tableau de bord constitue une déclinaison des travaux menés plus largement sur l’impact de la crise sanitaire sur l’économie, l’emploi et la formation en Centre-Val de Loire dans le cadre du mandat du Comité Régional de l’Emploi, de la Formation et de l’Orientation professionnelles (Crefop).

 

L’impact économique sur les secteurs d’activité en France

La consommation des ménages (Insee, 10 février 2021)

 

La consommation des ménages en biens progresse fortement en décembre 2020 en France (+ 23 % par rapport à novembre), dépassant même son niveau de décembre 2019 (+ 3,7 %).
 


Source : Insee
Lien vers le tableau de bord de la conjoncture de l’Insee du 10/02/2021

 

L’activité économique française affectée par le deuxième confinement, moins fortement cependant qu’au premier confinement (Insee, 4 février 2021)

 

Le deuxième confinement (du 30/10 au 14/12/2020) a entraîné une nouvelle chute de l’activité économique au quatrième trimestre 2020. Cependant, moins strict qu’au printemps, ce nouveau confinement a occasionné une perte d’activité moins importante que prévue par rapport au niveau d’avant-crise (quatrième trimestre 2019) : - 8 % en novembre, puis - 4 % en décembre.

 

Pertes d’activité mensuelles estimées puis prévues :

 

Lien vers la note de conjoncture de l’Insee "Activité économique" du 04/02/2021

 

Au quatrième trimestre 2020, les services ont davantage été impactés que l’industrie, car davantage soumis aux mesures de restriction (Insee, 4 février 2021)

 

Depuis le début de la crise sanitaire, les transports et entreposage ainsi que l’hébergement-restauration comptent parmi les branches les plus touchées. Les pertes d’activité au quatrième trimestre 2020 (par rapport au niveau d’avant-crise) pour ces deux secteurs sont respectivement de – 15 % et – 37 %. Les services aux entreprises et le commerce enregistrent des pertes d’activité de – 6 % et – 5 %. L’activité des services principalement non marchands a quant à elle retrouvé son niveau d’avant-crise au quatrième trimestre 2020 (+ 0,3 %), portée notamment par le dynamisme des services de santé, sans nouveaux reports des soins.
L’activité industrielle a mieux résisté que prévu en novembre, en particulier dans certains secteurs comme la fabrication d’équipements (notamment électriques) et de machines, le textile-habillement-chaussure, la chimie et la métallurgie. Elle a cependant reculé en décembre. Sur l’ensemble du dernier trimestre, la perte d’activité industrielle par rapport au quatrième trimestre 2019 s’élève globalement à – 5 %. Enfin, la construction a été plus affectée en novembre qu’en décembre. Sa perte d’activité au quatrième trimestre est de – 6 %. Dans ce contexte économique incertain, l’activité économique resterait stable en janvier 2021.


Estimation puis prévision des pertes d'activité économique en 2020 et en janvier 2021 par branche (écart au quatrième trimestre 2019, en %) :
 

Lien vers la note de conjoncture Insee "Activité économique" du 04/02/2021

 

Consommation des ménages : montants hebdomadaires de transactions par carte bancaire CB et de ventes par la grande distribution, pour divers types de biens et services

 

Glissement annuel (%) des montants hebdomadaires de transactions par carte bancaire CB :

 

Lien vers la note de conjoncture Insee "Consommation des ménages" du 04/02/2021


L’impact économique sur l’emploi en France

Le recours à l’activité partielle a permis d’amortir la chute de l’activité au deuxième trimestre (Insee, 17 novembre 2020)


Au deuxième trimestre 2020, le volume de travail rémunéré par les entreprises du secteur privé a reculé de 22 % par rapport au deuxième trimestre 2019, après − 3 % au premier trimestre. Au plus fort de la crise, en avril 2020, la baisse a atteint 33 %. L’assouplissement, au début de l’été, des mesures d’endiguement de l’épidémie, a permis la reprise de l’activité dans de nombreux secteurs mais le niveau est resté au-dessous de son niveau "normal" ; ainsi en septembre 2020, le volume d’heures rémunérées est demeuré inférieur de 5 % à son niveau de l’année précédente.

 

Evolution sur un an du volume de travail rémunéré selon le secteur d’activité (glissement annuel), en % :
 

Source : DSN - traitement provisoire Insee
Lien vers la note de conjoncture Insee "Volume de travail rémunéré par les entreprises" du 17/11/2020

 

Evolution de l’emploi intérimaire par secteur d’activité sur un an (Dares, 5 février 2021)

  

- 10 % d’emplois intérimaires en un an, de novembre 2019 à novembre 2020, soit - 83 102 intérimaires.
Fin novembre 2020, 710 736 personnes occupent un emploi intérimaire (données définitives, corrigées des variations saisonnières).
Après six mois consécutifs de hausse, de mai à octobre 2020, le nombre d’intérimaires en France diminue en novembre 2020 (- 3 %), soit 19 000 intérimaires de moins en un mois.

 

Evolution de l’emploi intérimaire par secteur en France métropolitaine (hors Mayotte) :

 

Source : Dares, exploitation des déclarations sociales nominatives (DSN) et des fichiers Pôle emploi des déclarations mensuelles des agences d'intérim

Lien vers les données intérimaires de la Dares du 05/02/2021

 

Evolution des déclarations d’embauche (Acoss, 20 janvier 2021)


Dans un contexte marqué par un nouveau confinement instauré le 30 octobre dernier, les déclarations d’embauche de plus d’un mois (hors intérim) repartent nettement à la baisse au quatrième trimestre (- 14 %). Elles avaient fortement progressé au cours du troisième trimestre 2020 (+ 72,5 %), après une chute historique de 40,1 % au deuxième trimestre.
La diminution des déclarations d’embauche au quatrième trimestre concerne à la fois les CDD de plus d’un mois (- 14,3 % après + 74,7 % au 3ème trimestre) et les CDI (- 13,6 % après + 70,1 % au 3ème trimestre). Toutes les structures sont touchées, quelle que soit leur taille.

Sur un an, les déclarations d’embauche de plus d’un mois diminuent fortement dans la totalité des régions métropolitaines.

 

Evolution des déclarations d’embauche hors intérim de plus d’un mois (glissement annuel) :
 

Source : Acoss-Urssaf
Lien vers Conjoncture Acoss-Stat de janvier 2021

 

Evolution du nombre de salariés en activité partielle (Dares, DGEFP, 2 février 2021)
 

Estimation des nombres de salariés effectivement en activité partielle, en personnes physiques et en équivalents temps plein (EQTP) :

 

Source : demande d’indemnisations SI APART, enquête Acemo-COVID-19 ; estimation Dares

Lien vers le tableau de bord Dares du 02/02/2021

 

Les secteurs concernés par l’activité partielle (Dares, DGEFP – 2 février 2021)

 

Estimation des nombres de salariés effectivement en activité partielle en novembre et décembre 2020, par secteur d’activité :

 

Source : demandes d’indemnisations SI APART, enquête Acemo-Covid-19 ; estimation Dares

Lien vers le tableau de bord Dares du 02/02/2021

 

Situation sur le marché du travail (Dares, 28 janvier 2021)


Evolution du nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A en décembre 2020


Entre novembre et décembre 2020, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A reste stable.
Au total, 3 586 800 demandeurs d’emploi de catégorie A en France métropolitaine en décembre 2020. Au cours des trois derniers mois, le nombre de demandeurs d’emploi (catégorie A) a progressé de 1 %.


Evolution du nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A par tranches d’âge :

 

Source : STMT – Pôle emploi, Dares
Accès aux données de la Dares publiées le 28/01/2021

 

Evolution du nombre de demandes d’inscription à Pôle emploi (Dares, 2 février 2021)

 

Lien vers le tableau de bord Dares du 02/02/2021

 

Evolution du nombre d’offres d’emploi en ligne (Dares, 2 février 2021)


Sur un panel d’une quinzaine de sites suivis par la Dares, le nombre d’offres d’emploi en ligne publiées entre le 25 et le 31 janvier 2021 se situe à 89 % du niveau précédant le second confinement (semaine du 19 au 25 octobre 2020).
 

Lien vers le tableau de bord Dares du 02/02/2021

 

Impact sur les organismes de services à la personne (Dares, 23 novembre 2020)

 

La Dares a réalisé, en concertation avec la direction générale des entreprises (DGE), une enquête flash auprès des organismes de services à la personne (OSP), afin de recueillir des informations relatives à l’impact du premier confinement sur ces activités.
Il en ressort qu’entre le 15 mars et le 15 mai 2020, 33 % ont suspendu ou cessé leur activité, et 48 % ont diminué leur nombre d’interventions. Les OSP de petites tailles (moins de 10 intervenants) ont été davantage exposés aux arrêts d’activité : 41 %, contre 16 % des structures de plus de 10. La raison la plus fréquemment invoquée en cas de cessation ou de diminution d’activité est le refus par le bénéficiaire de l’intervention à son domicile. Les activités les plus touchées ont été le soutien scolaire, les cours à domicile et l’assistance informatique à domicile.
Les services d’assistance et d’accompagnement sont les services qui ont été les moins souvent interrompus du fait notamment du maintien des soins aux personnes âgées et/ou en situation de handicap. La livraison de repas ou de courses a même progressé.

 

Lien vers les résultats de l'enquête Dares


Impact sur l’emploi (OFCE, 6 mai 2020)


Le choc de confinement affecte 9,1 millions d’emplois.
Parmi eux :

 

  • 2,1 millions sont touchés par les fermetures obligatoires (dont 330 000 non-salariés et 40 000 salariés en contrat court de moins d’un mois)
  • 1,6 million de salariés et 100 000 non-salariés sont en garde d’enfant à la suite de la fermeture des écoles
  • 7,9 millions d’emplois salariés, soit 33 % des emplois salariés, et 400 000 non-salariés (14 %) pourraient être concernés par la mise en place du télétravail (hors commerces fermés)

 

À l’inverse, 18,5 millions d’emplois ne pourraient pas profiter de la pratique du télétravail.


Lien vers l’étude

 

Les chiffres clés pour la région Centre-Val de Loire (Insee)

Evolution de l’emploi salarié en France (hors Mayotte) et en région

 

Au quatrième trimestre 2020, l’emploi salarié privé baisse de 0,2 % (estimation flash).
En région Centre-Val de Loire, l’emploi salarié total progresse de 1,7 % au troisième trimestre 2020, contre une hausse de 1,6 % en France.

 

Evolution de l’emploi salarié privé en France (hors Mayotte) :

 

Source : Insee

Lien vers le tableau de bord Conjoncture national de l’Insee du 10/02/2021

 

Evolution de l’emploi salarié total et privé en France et en Centre-Val de Loire :

 

Source : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee
Lien vers le tableau de bord conjoncture régionale de l’Insee du 28/01/2021

 

Evolution de l’emploi salarié par secteur d’activité en région


Au troisième trimestre 2020, l’industrie est le seul secteur d’activité qui reste touché par des pertes d’emploi salarié (- 0,6 % par rapport au deuxième trimestre 2020). L’emploi salarié progresse dans le secteur de la construction (+ 0,8 %), le tertiaire marchand hors intérim (+ 1,4 %) et le tertiaire non marchand (+ 1,3 %).

 

Evolution de l’emploi salarié total en région Centre-Val de Loire par secteur d’activité :
 

Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee
Lien vers le tableau de bord conjoncture régionale de l’Insee du 28/01/2021

 

Evolution de l’emploi par département


Au troisième trimestre 2020, tous les départements de la région sont concernés par une augmentation de l’emploi salarié total. Le Cher (+ 1,3 %), l’Indre-et-Loire (+ 1,4 %), l’Eure-et-Loir (+ 1,5 %), l’Indre (+ 1,5 %) et le Loir-et-Cher (+ 1,7 %) connaissent une hausse similaire. Le département du Loiret enregistre quant à lui une progression plus élevée (+ 2,4 %).

 

Evolution de l’emploi salarié total par département (en fin de trimestre) :

 

graphe

Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee
Lien vers le tableau de bord conjoncture régionale de l’Insee du 28/01/2021

 

Evolution de l’emploi intérimaire

 

Au troisième trimestre 2020, l’emploi intérimaire progresse en région (+ 25,9 %) comme au niveau national (+ 22,8 %). C’est dans l’Indre (+ 45,9 %) et le Cher (+ 34,4 %) que la hausse est la plus élevée. L’augmentation est plus modérée dans le Loiret (28,5 %), l’Eure-et-Loir (22,6 %) et l’Indre-et-Loire (21,5 %). Dans le Loir-et-Cher, l’intérim progresse de 16,9 % au cours du troisième trimestre.

 

Evolution de l’emploi intérimaire en région et en France :


Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee
Lien vers le tableau de bord conjoncture régionale de l’Insee du 28/01/2021

 

Evolution du nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A en décembre 2020

 

- 0,1 % sur un mois, soit 170 demandeurs d’emploi de moins par rapport à nombre 2020.
122 520 demandeurs d’emploi de catégorie A en région en décembre 2020.

Au cours des trois derniers mois, le nombre de demandeurs d’emploi a progressé de 1,3 % en région, et de 1 % en France métropolitaine.

 

Evolution par tranches d’âge entre octobre et décembre 2020 :

 

Source : STMT – Pôle emploi, Dares
Accès aux données de la Dares publiées le 27/01/2021

 

Evolution des offres d’emploi collectées par Pôle emploi (Dares, 11 février 2021)
 

Source : STMT, Pôle emploi-Dares

Accès aux données de la Dares du 11/02/2021

 

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