A quoi sert une Mission locale ?
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A quoi sert une Mission locale ?

Mode d’emploi à travers quatre parcours de jeunes
par Kogito pour le GIP Alfa Centre.
Le 10/04/09 14:41
Grosse galère ou accident de parcours Alexandre, Vanina, Stéphane et Daphné ont tous été accompagnés et aidés par une Mission locale de la région Centre. Leurs histoires permettent de comprendre l’utilité de ces structures d’insertion.

Alexandre : bientôt une formation en électricité industrielle

"Une fois que j’aurai du boulot, je vois bien mon avenir, y’a pas de souci". Pour Alexandre, les choses ont plutôt bien évolué depuis 2005. Cette année-là, il arrête l’école alors qu’il est en classe de troisième. Son projet d’orientation échoue. Puis grâce à des relations, il décroche un CAE* pour travailler auprès d’enfants… et abandonne au bout de 18 mois. "Je croyais avoir trouvé ce que je voulais faire. J’ai essayé, mais franchement, c’est non." Changer de voie ? Chercher un job ? Alexandre va trouver des réponses à la Mission Locale. Ici, on aide les 16-25 ans qui ont du mal à s’insérer dans la vie active mais aussi parfois dans la société. Des conseillers interviennent auprès d’eux afin de faire tomber les obstacles un à un. A 19 ans, Alexandre va ainsi bénéficier d’un soutien sur-mesure. Des rendez-vous réguliers s’organisent, les rapports sont confiants. Bilan : cet accompagnement renforcé lui permet aujourd’hui d’intégrer une formation AFPA en électricité industrielle, condition indispensable pour obtenir un emploi stable.

Vanina : un accompagnement à la recherche d’emploi

Quand Vanina se présente à la Mission Locale pour la première fois, elle n’a que 16 ans et cumule les difficultés : rupture familiale à l’enfance, échec scolaire, un CAP de serveuse abandonné avant la fin, conflits avec les autres jeunes et ses éducateurs. A la Mission Locale, une formation lui donne une bouffée d’air. "On faisait des activités… du vélo, de la peinture, du théâtre. Ça, j’aimais bien." En revanche, rien ne s’arrange dans sa vie personnelle. "Foutue à la porte par [sa] mère", Vanina va connaître la rue et les squats. L’espoir renaît quelques mois plus tard. La jeune fille s’installe chez son ami au Blanc et se tourne à nouveau vers la Mission Locale. Ici, elle peut consulter des offres d’emploi sur les ordinateurs à disposition. Mais surtout, il y a quelqu’un pour la guider dans son parcours et ses recherches. Son conseiller vient de lui proposer un stage de trois jours afin d’envisager une formation. Vanina réfléchit à cette ouverture… Après quelques missions d’intérim, elle termine un contrat en usine, l’entreprise ayant mis fin à sa période d’essai. Et elle aimerait retrouver une place au plus vite.
 

Stéphane : des solutions pour s’insérer dans la vie active

A 23 ans, Stéphane habite encore chez ses parents à trente kilomètres de Chartres. Parmi les quatre enfants de la famille, il est le seul à ne pas avoir de CDI. "Ça gronde un peu à la maison… J’aimerais quand même partir, mais je n’ai pas de sous." Trop jeune pour toucher le RMI, Stéphane ne possède en outre ni qualification ni expérience et il n’a pas le permis de conduire. Voilà cinq ans, le collégien reste indécis au moment de choisir une voie. Il commence un CAP "Parcs et jardins" poussé par ses professeurs. Le rythme est trop soutenu pour ce garçon souffrant d’un problème de dos. Stéphane quitte la formation en cours de route, puis contacte la Mission Locale. Il veut travailler, de préférence en peinture, activité découverte en classe SEGPA**. La Mission Locale va l’épauler : sa référente l’inscrit tout d’abord à un programme spécifique en vue de passer le code ; elle l’invite également à intégrer le CIVIS***. Ce dispositif est destiné à favoriser l’insertion des jeunes, il peut aussi permettre à Stéphane de percevoir une petite allocation. Une première étape pour construire son projet professionnel.
 

Daphné : la confiance retrouvée et un projet professionnel

Aujourd’hui, Daphné a un but : "retourner dans les études". Cela n’a pas toujours été le cas. Les aléas de la vie ont en effet perturbé le parcours de cette jeune fille de 21 ans. Pour elle, "tout s’est écroulé" après le bac à cause d’un gros ennui de santé. Il faut y ajouter la séparation de ses parents, des rapports tendus avec les enseignants et une orientation inadaptée. "J’ai fait un cursus général, mais ça me correspondait pas du tout. Le bac, mais pour quoi faire après ?" Encouragé par le Pôle emploi, Daphné pousse la porte de la Mission Locale. Elle y apprécie l’accueil et l’écoute, "ils m’ont aidé à avoir confiance en moi". Pour y parvenir, sa conseillère lui a suggéré de réaliser un bilan de compétences. Cette démarche lui a permis de réfléchir, Daphné y a puisé "une force que je n’avais pas avant". L’avenir ? Réaliser sa vocation d’"aider les autres". Aidée de la Mission Locale, elle bénéficie actuellement d’une remise à niveau au GRETA. Si tout va bien, Daphné devrait entrer en école d’infirmières à la rentrée prochaine.

* CAE : contrat d’accompagnement dans l’emploi
** SEGPA : Section d’enseignement général et professionnel adapté
*** CIVIS : contrat d’insertion dans la vie sociale


Inspirés de faits et de situations réelles, ces témoignages sont extraits d’une étude sur les publics accompagnés par les Missions Locales et PAIO en région Centre. "Parcours de jeunes" est édité par le GIP Alfa Centre.

Quelques liens pour aller plus loin

Télécharger le document "Parcours de jeunes"

Le site du Conseil National des Missions Locales


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