Déborah : « Un Visa Pro numérique pour changer de voie »
 

Déborah : « Un Visa Pro numérique pour changer de voie »

par Kogito. Le 10/07/20 17:21. Localisation : 28.
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En février, Déborah s’est inscrite à un Visa Pro numérique à l’IRFA de Chartres pour se former à Word, Excel et PowerPoint, en vue d’une reconversion professionnelle. Depuis mi-mai, elle alterne entre présentiel et distanciel.

« Travailler de chez soi, ce n’est quand même pas pareil. » C’est le constat que fait Déborah, inscrite depuis le mois de février à un Visa Pro numérique à l’IRFA de Chartres. Après quelques semaines de formation, cette habitante de Sours (28) a dû choisir entre suivre les cours à distance ou arrêter, pour une durée indéterminée : « Nous ne savions pas combien de temps de confinement nous attendait mais l’objectif était quand même de finir la formation assez rapidement afin d’avoir un plus à marquer sur mon CV et de pouvoir retrouver un emploi pour me permettre de gagner ma vie. »

L’ancienne ambulancière de 44 ans se perfectionne désormais sur les logiciels du Pack Office afin d’intégrer une formation professionnalisante. Elle hésite encore entre un titre professionnel de formateur ou de gestionnaire de paie. Après avoir travaillé sur Word, elle s’est lancée dans l’approfondissement d’Excel et la révision de PowerPoint. « C’est vraiment pour me remettre à niveau par la pratique. Savoir utiliser ces outils m’est indispensable pour la suite de ma carrière, assure celle qui a arrêté son activité en 2017. J’ai revu des choses dont je ne me souvenais plus et même découvert de nouvelles, particulièrement sur Excel. J’ai par exemple appris tous les gestes pour me simplifier l’utilisation du clavier. »

Malgré une bonne organisation de l’IRFA et la disponibilité de la formatrice, cet enseignement à distance s’est avéré difficile pour Déborah : « Nous n’avions qu’un ordinateur pour trois et mes enfants le monopolisaient pour leurs cours. Lycéens, ils étaient prioritaires pour leurs épreuves du bac. La journée je n’avais pas la possibilité de travailler, je privilégiais donc le soir ou le matin de bonne heure. » Souvent sollicitée, celle qui s’exerçait environ quatre heures par semaine admet également qu’il n’était pas facile de se concentrer.

Dès qu’elle a pu, la Sourséenne a repris le chemin du centre de formation, sans appréhension. « Après avoir travaillé vingt ans dans les ambulances, les gestes barrières ne m’impressionnent plus. J’étais même très contente parce qu' il y a toujours une bonne ambiance en formation, raconte-t-elle. Et puis, quand nous avons les gens face à nous, c’est quand même plus simple. »

Pour gagner du temps, Déborah jongle désormais entre le présentiel, une demi-journée par semaine, et le distanciel. Le jeudi après-midi, elle se rend à l’IRFA afin de travailler sur Excel pro. « C’est un peu plus technique donc la formatrice m’a conseillé de faire ça sur place. Pour PowerPoint, qui est plus simple à apprivoiser, je continue à distance. Quand je suis sur place, nous faisons des petits points d’un quart d’heure pour voir ce qui va, ce qui ne va pas, pour corriger les exercices… À chaque fois que je termine un travail à distance, elle m’en donne un nouveau. »

Dans quelques semaines, Déborah devrait avoir terminé sa formation. Après avoir fait un stage dans le secteur de la formation, elle espère suivre un stage dans la gestion de paie dès septembre, afin de définir quelle voie lui correspond le plus.

© photo : Spouchot / wikimedia